Comment calculer votre capacité d’emprunt ?

Comment calculer votre capacité d’emprunt en Suisse ?

Le calcul capacité d’emprunt en Suisse sert à estimer combien vous pouvez emprunter pour une hypothèque, selon une logique de prudence.
La banque compare des charges théoriques du logement à un seuil d’environ 1/3 de votre revenu annuel. Ces charges incluent des intérêts calculés à un taux prudent, un forfait d’entretien/charges, et parfois un amortissement. L’amortissement pèse surtout quand l’hypothèque dépasse environ 2/3 de la valeur du bien (partie à réduire sur une durée de référence).
Plus vos fonds propres sont élevés, plus vous réduisez l’hypothèque et la part à amortir, ce qui améliore la capacité d’emprunt.
Le revenu (stabilité, bonus, indépendants) et vos autres engagements (leasing, crédits) influencent aussi le résultat.

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Le calcul capacité d’emprunt sert à estimer combien vous pouvez emprunter pour financer un logement en Suisse, dans le cadre d’une hypothèque. Beaucoup de personnes se posent la question de façon directe : combien puis-je emprunter ou combien peut-on emprunter avec mon salaire ? La réponse n’est pas seulement une règle “mathématique” : elle reflète une logique bancaire qui teste si votre projet reste supportable dans le temps, même si les conditions de marché deviennent moins favorables.

Comprendre ce que mesure la capacité d’emprunt en Suisse

Quand vous demandez un financement, le prêteur cherche à valider votre capacité d’emprunt hypothécaire. Concrètement, il vérifie que vos charges de logement restent acceptables par rapport à vos revenus.

Définitions de base à connaître (à comprendre avant de calculer)

  • Capacité d’emprunt : c’est le montant d’hypothèque qu’un prêteur accepte de vous accorder compte tenu de vos revenus, de vos charges et de ses règles internes.
  • Fonds propres : ce sont vos apports personnels (épargne, une partie de la prévoyance selon conditions, donation, etc.). Dans le langage courant, c’est “l’apport”. Dans un calcul, c’est la partie du prix du bien que vous ne financez pas par l’hypothèque.
  • Valeur du bien : c’est le prix d’achat (ou une valeur retenue par la banque si elle estime le prix trop élevé par rapport au marché).
  • Montant d’hypothèque : c’est la part financée par le prêteur. Formule simple : hypothèque = valeur du bien – fonds propres.
  • Taux d’avance : c’est le pourcentage financé par l’hypothèque. Exemple : bien à 1 000 000 CHF, fonds propres 250 000 CHF → hypothèque 750 000 CHF → taux d’avance 75%.
  • Charges de logement (au sens bancaire) : ce n’est pas votre mensualité réelle “au taux du jour”. C’est une estimation prudente des coûts annuels du logement, utilisée pour tester la robustesse du projet.

La logique du test : des charges théoriques et un seuil d’endettement

En Suisse, beaucoup d’analyses reposent sur une règle pratique : les charges théoriques du logement ne devraient pas dépasser environ un tiers de votre revenu (souvent revenu brut annuel, selon les politiques internes). Cela ne veut pas dire qu’un tiers est votre budget “confort”, mais que c’est un repère utilisé pour décider si le financement est supportable.

Les charges théoriques additionnent généralement trois blocs :

  1. Intérêts calculés à un taux prudent
    Au lieu d’utiliser uniquement le taux réellement proposé à l’instant T, la banque utilise souvent un taux théorique plus élevé (logique de prudence). L’objectif : vérifier que vous tenez encore les charges si les taux remontent.
  2. Entretien et charges
    Une estimation forfaitaire de l’entretien du bien (souvent exprimée comme un pourcentage annuel de la valeur du logement). Ce montant vise à couvrir l’usure, les petites réparations et une partie des charges récurrentes.
  3. Amortissement (remboursement planifié)
    En Suisse, il est courant de distinguer une partie de l’hypothèque qui doit faire partie d’un plan d’amortissement (réduction de la dette) selon une trajectoire définie. Cela dépend du niveau de financement et des règles appliquées.

La méthode pour calculer sa capacité d’emprunt (version “bancaire”, simplifiée mais utile)

Pour calculer capacité d’emprunt, vous pouvez suivre une méthode structurée. Elle ne remplace pas l’analyse complète d’un établissement, mais elle vous donne une estimation cohérente et vous aide à comprendre quels leviers influencent le résultat.

Étapes et formule de travail

Étape 1 — Fixer vos données de départ

  • Revenu brut annuel du ménage (salaires, éventuellement une part de bonus si vous voulez être prudent, etc.).
  • Fonds propres disponibles (en CHF) ou en pourcentage du prix du bien.
  • Valeur du bien visée (en CHF).

Étape 2 — Déduire l’hypothèque

  • Hypothèque = Valeur du bien – Fonds propres.

Étape 3 — Séparer “première tranche” et part à amortir (logique 1er rang / 2e rang)
Pour comprendre l’amortissement, on utilise souvent cette lecture :

  • Jusqu’à environ 2/3 de la valeur du bien : c’est la zone généralement considérée comme “plus stable” (souvent appelée 1er rang dans le langage courant).
  • Au-delà d’environ 2/3 : c’est la zone qui, dans beaucoup de schémas, doit être amortie pour ramener la dette à 2/3 dans un délai type (souvent 15 ans).
    Cette partie est parfois appelée “2e rang” (au sens pratique du calcul).

Vous n’avez pas besoin d’être expert en terminologie : retenez surtout ceci — plus votre financement dépasse 2/3, plus l’amortissement pèse dans le calcul.

Étape 4 — Calculer les charges annuelles théoriques
Pour une estimation simple (et lisible), vous pouvez prendre :

  • Intérêts théoriques = Hypothèque × 5%
  • Entretien/charges = Valeur du bien × 1%
  • Amortissement (part au-delà de 2/3) = (Hypothèque – 2/3 × Valeur du bien), si positif, puis ÷ 15

Étape 5 — Tester la tenue des charges

  • Seuil de charges = Revenu brut annuel × 1/3
  • Condition : Charges théoriques ≤ Seuil de charges
Capacité d'emprunt hypothécaire en Suisse : graphique
  • Axe X : Scénarios S1 et S2 (détails voir plus bas)
  • Axe Y : Charges annuelles (CHF)
  • Hypothèses : intérêts théoriques 5%, entretien/charges 1%/an, amortissement de la partie au-delà de 2/3 sur 15 ans, seuil de charges 1/3 du revenu brut
Scénario S1
  • Valeur du bien : 900 000 CHF
  • Fonds propres : 20% → Hypothèque : 720 000 CHF
  • Intérêts théoriques : 36 000 CHF/a
  • Amortissement : 8 000 CHF/an (part au-delà de 2/3 plus élevée)
  • Entretien/charges : 9 000 CHF/an
  • Total : 53 000 CHF/an
Scénario S2
  • Valeur du bien : 1 200 000 CHF
  • Fonds propres : 25% → Hypothèque : 900 000 CHF
  • Intérêts théoriques : 45 000 CHF/an
  • Amortissement : 6 667 CHF/an (part au-delà de 2/3 plus faible)
  • Entretien/charges : 12 000 CHF/an
  • Total : 63 667 CHF/an

Pourquoi cette méthode est utile ?
Parce qu’elle répond à la question “combien je peux emprunter” en vous montrant ce qui bloque : l’intérêt théorique, l’entretien ou l’amortissement. Dans beaucoup de dossiers, c’est l’amortissement de la partie au-delà de 2/3 qui fait basculer le résultat, surtout quand les fonds propres sont proches du minimum.

Exemples chiffrés : calculer sa capacité d’emprunt pas à pas

Les exemples ci-dessous utilisent des hypothèses de travail constantes, afin de comparer facilement les situations :

  • Intérêts théoriques : 5% par an
  • Entretien/charges : 1% par an
  • Amortissement : réduction de la partie au-delà de 2/3 sur 15 ans
  • Seuil d’effort : 1/3 du revenu brut annuel

Ces hypothèses sont volontairement simplifiées. Elles servent à calculer capacité d’emprunt de façon cohérente, pas à reproduire exactement la feuille de calcul d’une banque.

Exemple 1 — Revenu 180 000 CHF/an, fonds propres 20% : “combien peut-on emprunter ?”

Données

  • Revenu brut annuel : 180 000 CHF
  • Seuil de charges (1/3) : 60 000 CHF/an
  • Fonds propres : 20%
  • Bien visé : 1 020 000 CHF

1) Hypothèque

  • Fonds propres = 1 020 000 × 20% = 204 000 CHF
  • Hypothèque = 1 020 000 – 204 000 = 816 000 CHF

2) Intérêts théoriques

  • 816 000 × 5% = 40 800 CHF/an

3) Entretien/charges

  • 1 020 000 × 1% = 10 200 CHF/an

4) Part au-delà de 2/3 (à amortir dans ce modèle)

  • 2/3 de 1 020 000 = 680 000 CHF
  • Part au-delà = 816 000 – 680 000 = 136 000 CHF
  • Amortissement annuel ≈ 136 000 ÷ 15 = 9 067 CHF/an (arrondi)

5) Charges théoriques totales

  • 40 800 + 10 200 + 9 067 = 60 067 CHF/an

Remarque
Vous êtes très proche du seuil (60 000 CHF/an). Dans la vraie vie, selon l’établissement, les arrondis et vos autres charges, le projet peut passer, passer avec conditions, ou nécessiter un ajustement (bien un peu moins cher, fonds propres un peu plus élevés, ou structure différente).

Ce cas illustre bien le point suivant : quand vous êtes à 20% de fonds propres, la partie au-delà de 2/3 est souvent significative, et l’amortissement devient un élément majeur du calcul.

Exemple 2 — Revenu 120 000 CHF/an, fonds propres 30% : la hausse de fonds propres change la dynamique

Données

  • Revenu brut annuel : 120 000 CHF
  • Seuil de charges : 40 000 CHF/an
  • Fonds propres : 30%
  • Bien visé : 845 000 CHF

1) Hypothèque

  • Fonds propres = 845 000 × 30% = 253 500 CHF
  • Hypothèque = 845 000 – 253 500 = 591 500 CHF

2) Intérêts théoriques

  • 591 500 × 5% = 29 575 CHF/an

3) Entretien/charges

  • 845 000 × 1% = 8 450 CHF/an

4) Part au-delà de 2/3

  • 2/3 de 845 000 ≈ 563 333 CHF
  • Part au-delà = 591 500 – 563 333 ≈ 28 167 CHF
  • Amortissement annuel ≈ 28 167 ÷ 15 ≈ 1 878 CHF/an

5) Charges théoriques totales

  • 29 575 + 8 450 + 1 878 ≈ 39 903 CHF/an

Remarque
Ici, vous passez sous le seuil avec une petite marge. La différence n’est pas qu’un “apport plus élevé” : à 30% de fonds propres, la partie au-delà de 2/3 devient petite, donc l’amortissement pèse beaucoup moins. C’est un exemple concret d’un levier puissant sur la capacité emprunt.

Exemple 3 — Couple, revenu 250 000 CHF/an, fonds propres 25% : effet combiné du revenu et de l’apport

Données

  • Revenu brut annuel : 250 000 CHF
  • Seuil de charges : 83 333 CHF/an (1/3)
  • Fonds propres : 25%
  • On cherche une valeur de bien compatible avec les charges

Pour faire simple, on teste une valeur de bien et on vérifie si elle “passe”. Essayons 1 570 000 CHF.

1) Hypothèque

  • Fonds propres = 1 570 000 × 25% = 392 500 CHF
  • Hypothèque = 1 570 000 – 392 500 = 1 177 500 CHF

2) Intérêts théoriques

  • 1 177 500 × 5% = 58 875 CHF/an

3) Entretien/charges

  • 1 570 000 × 1% = 15 700 CHF/an

4) Part au-delà de 2/3

  • 2/3 de 1 570 000 ≈ 1 046 667 CHF
  • Part au-delà = 1 177 500 – 1 046 667 ≈ 130 833 CHF
  • Amortissement annuel ≈ 130 833 ÷ 15 ≈ 8 722 CHF/an

5) Charges théoriques totales

  • 58 875 + 15 700 + 8 722 ≈ 83 297 CHF/an

Remarque
Vous êtes très proche du seuil. Ce type de situation est fréquent : un revenu élevé “permet” une valeur de bien élevée, mais l’amortissement du dépassement de 2/3 revient vite dans la partie. Dans un dossier réel, vos autres charges (garde d’enfants, leasing, impôts, etc.), la stabilité des revenus, et l’analyse à la retraite peuvent faire bouger le curseur.

Les facteurs qui font varier votre capacité d’emprunt (et les erreurs fréquentes)

Même avec une bonne méthode, deux ménages avec le même salaire peuvent obtenir des résultats différents. Voici les principaux facteurs qui influencent le calcul capacité d’emprunt.

Fonds propres : effet double (hypothèque plus faible + amortissement plus faible)

Plus vos fonds propres sont élevés :

  • plus l’hypothèque diminue (donc les intérêts théoriques diminuent),
  • et surtout, plus vous réduisez la partie au-delà de 2/3 (donc l’amortissement diminue).

C’est pourquoi passer de 20% à 30% de fonds propres peut améliorer votre capacité d’emprunt plus que ce que l’on imagine au départ.

Revenu : nature, stabilité, et charges existantes

Le revenu n’est pas qu’un chiffre :

  • un salaire fixe est généralement plus simple à retenir,
  • un bonus peut être pris en compte partiellement selon l’historique,
  • un revenu d’indépendant peut demander plusieurs exercices comptables,
  • un deuxième revenu dans le ménage peut améliorer la capacité, mais les charges du ménage (enfants, pensions, etc.) comptent aussi.

En parallèle, les dettes et engagements existants (leasing, crédits, obligations) réduisent votre marge de manœuvre, même si votre calcul “logement” passe.

Capacité d'emprunt hypothécaire : montant maximal d'hypothèque selon le revenu
  • Axe X : Revenu annuel brut (CHF)
  • Axe Y : Montant maximal d’hypothèque (CHF)
  • Hypothèses : intérêts théoriques 5%, entretien/charges 1%/an, amortissement de la partie au-delà de 2/3 sur 15 ans, seuil de charges 1/3 du revenu brut

Prix du bien : la banque peut retenir une autre valeur

Dans certains cas, le prêteur ne retient pas exactement le prix payé, mais une valeur de référence liée à sa vision du marché. Cela peut changer l’hypothèque, le taux d’avance, et donc votre capacité.

Le poste “entretien” : forfait utile, mais réalité variable

Le 1% est un repère, mais :

  • une maison avec gros travaux à court terme peut coûter plus,
  • une PPE peut avoir un fonds de rénovation et des charges qui changent la réalité,
  • un bien très performant énergétiquement peut réduire certains coûts, mais pas tous.

Amortissement direct vs indirect : ce que ça change (et ce que ça ne change pas)

Selon les approches et les objectifs (fiscalité, planification, prévoyance), l’un ou l’autre peut être pertinent. En termes de logique “tenue des charges”, la banque regardera surtout que la trajectoire d’amortissement respecte ses exigences.

Erreurs fréquentes quand on se demande “combien je peux emprunter”

  1. Utiliser uniquement la mensualité au taux du moment
    En Suisse, l’analyse repose souvent sur un taux théorique prudent. Donc un simulateur basé uniquement sur le taux du marché peut donner une impression trop optimiste.
  2. Oublier l’entretien et les charges
    Même si votre mensualité semble basse, l’entretien et les charges existent. Les ignorer fausse le calcul.
  3. Négliger l’effet du dépassement de 2/3
    Beaucoup de dossiers “bloqués” le sont parce que l’amortissement de la partie au-delà de 2/3 prend une place importante.
  4. Sous-estimer l’impact des autres dettes
    Un leasing, un crédit privé ou des obligations régulières peuvent changer la conclusion.
Grâce à sa bonne capacité d'emprunt, cette famille est heureuse d'avoir obtenu son prêt hypothécaire

Réponses courtes à d’autres questions relatives à la capacité d’emprunt

“Calcul capacité d’emprunt” : quels chiffres dois-je entrer pour une estimation réaliste ?

Pour une estimation prudente :
– utilisez votre revenu brut annuel stable (et si vous avez un bonus variable, ne le comptez que partiellement),
– prenez un taux théorique (par exemple 5% dans un calcul de compréhension),
– ajoutez un forfait d’entretien/charges (par exemple 1%),
– intégrez un amortissement sur la partie au-delà de 2/3 (sur 15 ans dans ce modèle),
– comparez au seuil d’environ un tiers du revenu.
Vous obtiendrez une base cohérente pour estimer combien vous pouvez emprunter.

Pourquoi un apport plus élevé change autant la capacité d’emprunt ?

Parce qu’il agit sur deux leviers à la fois :
– vous empruntez moins (intérêts théoriques plus faibles),
– vous réduisez la partie au-delà de 2/3 (amortissement plus faible).
Dans beaucoup de cas, c’est le second point qui fait la différence.

Si je peux payer un loyer élevé, pourquoi mon dossier hypothécaire ne passe pas ?

Le loyer actuel n’inclut pas forcément :
– un taux d’intérêt théorique prudent,
– un forfait d’entretien,
– un amortissement imposé par la structure de financement.
Vous pouvez avoir une capacité de paiement “aujourd’hui” sans avoir une capacité d’emprunt “au sens bancaire” dans un scénario plus strict.

Est-ce que le résultat est identique d’une banque à l’autre ?

Non. Les principes se ressemblent, mais les détails changent : traitement du bonus, des revenus d’indépendant, des charges, du patrimoine, de l’analyse à la retraite, des arrondis, et des exigences internes.

Comment augmenter sa capacité d’emprunt sans “forcer” le dossier ?

Les leviers les plus fréquents :
– augmenter les fonds propres (même modestement),
– viser un bien légèrement moins cher,
– réduire des charges existantes (leasing, crédit),
– stabiliser/clarifier les revenus retenus (par exemple avec un historique),
– optimiser la structure globale du financement dans un cadre cohérent.

Disclaimer : Les informations et exemples de cette page sont fournis à titre informatif et utilisent un modèle volontairement simplifié (taux théorique, forfait d’entretien/charges, amortissement sur la partie au-delà de 2/3, seuil d’environ un tiers du revenu). Les pratiques exactes varient selon les banques et assurances (revenus retenus, charges prises en compte, règles internes, analyse à la retraite, arrondis, etc.). Cette page ne constitue ni une offre de financement, ni un conseil personnalisé, et ne contient aucune promesse de taux. Pour une décision, faites valider votre situation avec des données complètes et un professionnel.

Auteur : Jean
Expert en prêt immobilier
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